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30 décembre 2015

Les boues rouges, c’est fini


26 septembre 2017

Le planeur sous-marin SeaExplorer : une première en France pour analyser la qualité de l’eau dans la zone du rejet

Afin de répondre aux interrogations sur l’impact écologique et sanitaire du rejet liquide, sous le contrôle du CSIRM  , Alteo a mandaté CREOCEAN   pour réaliser de nouvelles mesures dans le milieu marin. Pour la première fois en France, un dispositif de suivi en continu, à haute fréquence et haute résolution spatiale de type planeur sous-marin (le SeaExplorer d’ALSEAMAR  ), a été déployé dans le cadre d’un suivi réglementaire afin de mesurer différents paramètres de qualité de l’eau dans la zone du rejet, en tête du canyon sous-marin de la Cassidaigne au large de Cassis.

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Le planeur sous-marin SeaExplorer peut évoluer sur l’ensemble de la colonne d’eau, de la surface jusqu’à 700 mètres. Il ne consomme que peu d’énergie et peut rester en mission autonome plusieurs semaines, sans aucun navire de surface pour sa surveillance. Il refait surface régulièrement environ toutes les 2 à 4 heures pour transmettre par satellite sa position GPS, les données scientifiques récoltées et recevoir de nouveaux paramètres de navigation transmis par le pilote qui, lui, est basé à terre.

La récolte de données est complexe car cet environnement sous-marin est difficile ; en effet planeur doit évoluer dans un espace exigu limité par les parois du canyon et leurs pentes abruptes changeantes au fur et à mesure qu’elles s’enfoncent dans les profondeurs. Le pilotage est donc risqué.

L’utilisation du planeur dans le cadre du suivi du rejet en mer s’est effectuée en 2 temps :

  • Une première mission a été réalisée au mois de mars 2017. Elle a permis de vérifier qu’il était possible de détecter la dispersion de l’effluent dans le milieu naturel à l’aide des appareils de mesure embarqués.
  • Sur la base des résultats de la mission pilote, une seconde mission comportant 2 périodes d’acquisition de 3 jours chacune s’est déroulée cet été, en complément du déploiement des lignes instrumentées. Elle a permis de réaliser une acquisition de données dans l’environnement proche du rejet dans 2 conditions météorologiques différentes : une colonne d’eau stratifiée avec du vent faible et une colonne d’eau mélangée par Mistral.

Les données récoltées ont été récupérées par CREOCEAN pour leur analyse et intégration dans le suivi global du milieu marin. Les résultats seront partagés avec le CSIRM   à la fin de l’année.



23 septembre 2017

Remontée des caging de moules : début des analyses !

La campagne de suivi des rejets en mer 2016-2017 menée par Alteo concerne notamment la qualité de l’eau. Le but est d’acquérir des connaissances sur l’effet du rejet, de comparer la modélisation à l’état réel et d’évaluer les risques sanitaires. Trois dispositifs ont été déployés à diverses profondeurs :

  • Capteurs passifs et des sondes
  • Bouteilles de prélèvement
  • Caging de moules

La campagne de caging d’invertébrés permet d’évaluer les teneurs en métaux bioaccumulables présents dans l’eau (forme particulaire et/ou dissoute) à l’aide d’organismes marins filtreurs (biomonitoring).

Crédit photo Créocéan
Les poches de moules ont été fixées sur des lignes de mouillage immergées dans cinq stations, dont deux déjà suivies par l’Ifremer   en 2015.

Crédit photo Créocéan

Après deux mois et demi d’immersion in natura, à 100m de profondeur, les lignes ont été récupérées par un robot sous-marin depuis un navire de la COMEX.

Les poches de moules ont été envoyées pour analyse au Laboratoire, et seront comparées à une poche de référence « avant immersion ».

Le rapport sera remis au CSIRM   très prochainement.



24 juillet 2017

La campagne d’immersion de cages d’invertébrés, des moules notamment, a commencé.

L’objectif de cette campagne est d’évaluer les teneurs en métaux bioaccumulables présents dans l’eau (forme particulaire et/ou dissoute) à l’aide d’organismes marins filtreurs (biomonitoring).

Selon le protocole de l’Ifremer  , ces cages seront immergées jusqu’à fin août pendant la phase de repos sexuel où le métabolisme des individus est le plus stable.

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Le lot de moules est originaire des filières en mer de Marseillan (Hérault), zone reconnue pour être peu contaminée. Pour garantir l’homogénéité des lots, une taille de 50 mm, correspondant à de jeunes adultes d’environ 18 mois, est respectée à plus ou moins 5 mm. Chaque échantillon est composé d’un lot de 2,5 kg de moules calibrées, stockées dans une poche ostréicole.

Les poches de moules sont fixées sur des lignes de mouillage à trois profondeurs (-10, -50 et -100 m, à adapter selon les stations), et sont immergées dans cinq stations, dont deux déjà suivies par l’Ifremer   en 2015.

Une fois l’immersion terminée, les organismes seront récupérés et feront l’objet d’une évaluation de la mortalité, de mesures biométriques et de dosage des différentes catégories de métaux. Les données recueillies sur les stations seront comparées entre elles et prendront en compte les références locales et les médianes régionales (données issues des réseaux de l’Ifremer  ). Les analyses seront effectuées selon une méthode accréditée par le Cofrac (instance publique nationale d’accréditation).

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7 juillet 2017

Commission de suivi de site (6 juillet 2017) : l’usine de Gardanne poursuit la réduction accélérée de son empreinte environnementale

La cinquième commission de suivi de site qui s’est déroulée hier à Marseille a été l’occasion pour Alteo de présenter les progrès réalisés et les projets pour aller au-delà :

  • confirmation de la très forte amélioration de la qualité de l’eau (plus de 99% de réduction des métaux), grâce à la performance des nouvelles installations de traitement. Cela permet d’obtenir une qualité bien meilleure que celle fixée par l’arrêté d’exploitation et qui approche les cibles fixées pour 2021 ;
  • présentation du projet innovant de neutralisation au CO2, afin d’atteindre les objectifs de qualité d’eau bien avant l’échéance de 2021 ;
  • réalisation en cours de la campagne de très grande ampleur de suivi des rejets en mer, afin de compléter les connaissances scientifiques sur la zone de rejet ;

L’engagement environnemental d’Alteo ne se limite pas à l’amélioration du rejet en mer. C’est aussi :

Alteo confirme au travers des actions exposées son engagement de réduction continue et accélérée de son empreinte environnementale.



20 juin 2017

Point d’étape Campagne en mer 2016-2017

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Les mesures physico-chimiques pour caractériser la dispersion du rejet sur un cycle annuel se poursuivent

Alteo mène une campagne de prélèvements et de mesures en mer afin de répondre aux interrogations sur l’impact environnemental et sanitaire de son activité depuis l’arrêt du rejet de boues rouges.

C’est une campagne de grande envergure, menée en concertation avec le parc national des Calanques et le Conseil scientifique et d’information sur les rejets en mer (CSIRM  ). Elle mobilise des moyens techniques et scientifiques hors normes. Le montant total des études dépasse le million et demi d’euros.

Cette opération a débuté fin août 2016. Elle permet d’acquérir un volume de données exceptionnel, tant pour Alteo que pour la communauté scientifique, complétant ainsi les connaissances accumulées par le précédent conseil scientifique depuis 1996.

Un des volets important du programme concerne l’étude de la dispersion de l’effluent. Une analyse statistique a permis d’identifier 7 situations météorologiques et hydrodynamiques caractéristiques des conditions qui sont rencontrées sur un cycle annuel dans la zone du rejet. Des capteurs ont été immergés sur des lignes de mouillage et mesurent différents paramètres pour déterminer le comportement du rejet.

Les premières lignes ont été remontées mi-avril et permettent aux scientifiques de travailler déjà sur 5 des 7 situations météo-océaniques. Les 2 dernières situations qui restent à mesurer correspondent à des conditions estivales. Ainsi, comme prévu, de nouvelles lignes seront immergées dès le début de l’été.

Les résultats seront partagés avec le CSIRM   à la fin de l’année.



15 mai 2017

Nouvelle étape dans la gestion des poussières diffuses à Mange Garri

Depuis le 12 avril 2017, une étape importante contre la lutte contre les poussières a été passée. En effet l’encroutage du bassin 6 est terminé, soit environ 9 hectares traités.

L’encroutage forme un film à la surface du terrain qui empêche les poussières de s’envoler à la moindre occasion.

L’opération a pu être mise en œuvre malgré des conditions météorologiques très perturbées.

C’est la concrétisation d’essais menés depuis septembre 2015 ! Alteo a cherché, avec des spécialistes, le meilleur produit et le meilleur dosage afin de réduire les envols de poussières de Bauxaline® par érosion éolienne.

Le produit n’est dangereux ni pour l’environnement, ni pour l’homme.

Alteo tient ainsi ses engagements auprès des riverains de la commune de Bouc-Bel-Air et de la DREAL PACA  .

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Encroutage du bassin 6 de Mange Garri

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Epandage des zones planes



18 avril 2017

2 espèces d’éponges rares dans le Canyon de Cassidaigne

Dans le cadre du programme de suivi du milieu marin, le GIS Posidonie a réalisé en 2016 une campagne d’exploration des fonds marins qui a permis de constater la présence de 2 espèces d’éponges rares. Ces espèces ont été observées au sein du canyon de Cassidaigne, au niveau de la tête du canyon, à 2 km environ du point de rejet. L’article scientifique ci-contre fait une description des spécimens observés (version anglaise).

Publication NICOLE BOURY-ESNAULT1, JEAN VACELET1, MAUDE DUBOIS1, ADRIEN GOUJARD2, MAÏA FOURT1, THIERRY PÉREZ1 & PIERRE CHEVALDONNÉ1

1 - IMBE, CNRS, Aix Marseille Univ, Univ Avignon, IRD, Station Marine d’Endoume

2 - GIS Posidonie, Campus de Luminy, Océanomed

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9 mars 2017

Alteo poursuit ses expérimentations pour améliorer la qualité de l’eau et ses échanges avec les acteurs locaux

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Le 22 janvier 2017, Didier Réault, Président du parc national des Calanques ainsi que des membres du conseil d’administration rencontraient, pour leur visite annuelle, les responsables du projet d’amélioration de la qualité des eaux d’Alteo.

Les membres du PNC ont pris acte, avec satisfaction, de l’amélioration et de la stabilité de la qualité du rejet actuel par rapport au mois de janvier 2016.

Ils se sont intéressés de près aux progrès rapides d’Alteo et de ses partenaires dans la recherche d’un traitement des eaux encore plus performant.

Actuellement, Alteo, Air Liquide et IRH sont en deuxième phase de test d’un procédé à base de dioxyde de carbone : une mini station d’épuration a été construite.

Le 13 février 2017, Richard Mallié, maire de Bouc-Bel-Air, en compagnie de conseillers municipaux, a lui aussi visité l’usine de Gardanne. Ils ont également pu voir en conditions réelles le second pilote industriel à base de CO2. Par ailleurs, les élus ont échangé avec Alteo sur les perspectives de réemploi de la Bauxaline® (résidus de bauxite traités) comme matériau de dépollution. Ces nouveaux marchés représenteraient une alternative partielle au stockage des résidus de bauxite sur le site de Mange Garri.

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