Depuis le 1er trimestre 2019, une nouvelle station de traitement au dioxyde de carbone (CO2) traite l’eau avant rejet en mer

Le traitement permet un fort abattement des métaux présents dans l’eau


Depuis le 1er janvier 2016, il n’y a plus aucun rejet de « boues rouges » et la qualité de l’eau s’améliore sensiblement au fil des mois. Depuis le 1er (...)

Une eau très contrôlée


Les eaux sont analysées avant rejet en mer par Alteo et 2 laboratoires indépendants.

Le choix du traitement de l’effluent au dioxyde de carbone (CO2)


Ce traitement innovant consiste à injecter du dioxyde de carbone dans l’effluent sur une boucle de recirculation reliée à un bac de neutralisation. (...)

En savoir plus sur l’expérimentation dioxyde de carbone avec Air Liquide et IRH


Ce traitement permet de neutraliser la soude et de précipiter les métaux dissous pour être capable de les séparer.


Alteo partage ses recherches sur la qualité des eaux avec la communauté


Alteo poursuit sa démarche ouverte et constructive de partage d’informations avec les communautés qui l’entourent. A l’occasion de l’installation, en (...)

Le traitement permet un fort abattement des métaux présents dans l’eau

Depuis le 1er janvier 2016, il n’y a plus aucun rejet de « boues rouges » et la qualité de l’eau s’améliore sensiblement au fil des mois.

Depuis le 1er trimestre 2019, une nouvelle station de traitement au dioxyde de carbone (CO2) traite l’eau avant rejet en mer.

Cette technologie innovante consiste à injecter du gaz carbonique dans l’effluent à traiter pour réduire le pH   et transformer les métaux dissous en une forme solide. Les eaux résiduelles issues de cette neutralisation sont ainsi épurées.

Grâce à cette station de traitement, Alteo atteint en 2019, les normes de qualité concernant le pH   et les concentrations métalliques dans les rejets liquides fixées pour le 31 décembre 2021 par l’autorisation d’exploitation du site de Gardanne du 28 décembre 2015.


Concentrations moyennes du rejet entre le 15/03/2019 au 15/05/2019 (en mg/l)

Rejet d’eau actuel*

Autorisation d’exploiter*

Taux abattement par rapport au rejet de « boues rouges »

MES

34

35

99.97 %

Fer

0.048

13

99.99 %

Aluminium

< 3

1226

99,75 %

Titane

0.01

3.8

 99.99 %

Chrome total

0.038

0.3

99.99 %

Vanadium

1.08

11

99.83 %

Plomb

< 0.005

0.01

 99.95 %

Arsenic

< 0.04

1.7

97,6 %

Mercure

< 0.0005

0.0005

 99.97 %


Une eau très contrôlée

Les eaux sont analysées avant rejet en mer par Alteo et 2 laboratoires indépendants.

  • le laboratoire interne d’Alteo effectue des relevés 3 fois par jour afin de surveiller le bon déroulement des étapes du procédé de fabrication, de piloter la station de traitement des eaux et d’effectuer des réglages lorsque nécessaire.
  • un laboratoire accrédité par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse (accrédité Cofrac)
  • un laboratoire mandaté par la DREAL, qui effectue des relevés inopinés (accrédité Cofrac)

Les analyses sont envoyées tous les mois aux services de l’Etat afin d’être publiées sur le site du ministère (IREP). Elles sont également communiquées lors des Commissions de suivi de site - réunies sous l’autorité de la Préfecture des Bouches-du-Rhône - dont le rapport est public.

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La qualité des eaux doit être conforme à celle prescrite dans l’arrêté préfectoral. Si un dysfonctionnement est constaté lors d’un contrôle inopiné, celui-ci peut faire l’objet d’une mise en demeure de la préfecture. Dans ce cas, Alteo doit justifier des mesures correctives dans le délai prescrit.

Le choix du traitement de l’effluent au dioxyde de carbone (CO2)

Ce traitement innovant consiste à injecter du dioxyde de carbone dans l’effluent sur une boucle de recirculation reliée à un bac de neutralisation. Cette technologie permet de neutraliser la soude et de précipiter les métaux dissous pour les séparer. Puis un floculant sépare la matière solide du liquide dans un décanteur.

La neutralisation au CO2 a un effet très positif sur l’abattement de l’aluminium et de l’arsenic, et permet d’atteindre les objectifs de qualité d’eau 2 ans avant l’échéance de 2021.

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Nouvelle station de traitement des eaux excédentaires au CO2 avant rejet en mer


Cette solution est doublement vertueuse car elle permet d’épurer les eaux excédentaires en captant environ 6 000 tonnes de CO2 par an qui ne seront pas émis dans l’atmosphère.

Cette installation comprend un décanteur de 21 m de diamètre et traitera un débit de 300 m3/h. Ce procédé unique au monde dans le secteur des alumines représente un investissement de plus de 6 millions d’euros, dont 40% sont financés par l’Agence de l’eau au titre de l’aide à la réduction d’émissions dans le milieu.

En savoir plus sur l’expérimentation dioxyde de carbone avec Air Liquide et IRH

Alteo a réalisé en juillet 2016, un premier pilote industriel en conditions réelles qui consistait à injecter avec une technologie innovante du dioxyde de carbone dans l’effluent.

Ce traitement permet de neutraliser la soude et de précipiter les métaux dissous pour être capable de les séparer.

Les essais de traitement réalisés sur l’installation pilote au CO2 avaient permis de confirmer que :

  • L’unité de filtration sous pression démarrée fin 2015 ne peut pas être utilisée, en plus de son rôle actuel, pour séparer le précipité formé lors de la neutralisation. Une autre technologie de séparation solide-liquide devra être recherchée ;
  • La neutralisation au CO2 a un effet très positif sur l’abattement de l’aluminium, et permettrait d’atteindre les objectifs fixés pour 2021 ;
  • Ce procédé n’a pas d’effet significatif sur la DCO et la DBO5 ;
  • Il a un effet sur l’abattement de l’arsenic, mais il n’a pas pu être confirmé que cet abattement est suffisant pour garantir en permanence les seuils fixés pour 2021.


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Un nouveau pilote au CO2 a été mis en place en novembre 2016 en partenariat avec Air Liquide et le cabinet IRH pour confirmer les points en suspens.

C’est une station de traitement des eaux miniature (débit traité = 500 l/h) qui doit permettre notamment de :

  • Tester différentes technologies de séparation solide – liquide ;
  • Tester des traitements de finition pour atteindre les seuils sur l’ensemble des paramètres qui dérogent aujourd’hui aux seuils généraux de l’arrêté ministériel du 2 février 1998 ;
  • Dimensionner l’ensemble des équipements qu’il conviendrait de mettre en place pour une installation industrielle ;
  • Produire suffisamment de résidus solides afin de les caractériser et d’explorer les pistes de réutilisation (notamment le recyclage dans le procédé). En effet, l’un des enjeux majeur du traitement de l’eau est de trouver des utilisations aux résidus solides produits lors du traitement.

Le procédé consiste à injecter du CO2 sur une boucle de recirculation reliée à un bac de neutralisation. Puis différents floculants et coagulants sont testés afin de séparer la matière solide du liquide dans un décanteur (photo ci-contre).

Alteo partage ses recherches sur la qualité des eaux avec la communauté

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Alteo poursuit sa démarche ouverte et constructive de partage d’informations avec les communautés qui l’entourent. A l’occasion de l’installation, en conditions réelles, de dispositifs innovants de traitement de l’eau, Alteo a reçu des élus, des personnalités associatives, des scientifiques et des médias pour partager ces avancées.

Les responsables du projet d’amélioration de la qualité de l’eau ont répondu aux questions sur les essais menés depuis juillet 2016 en partenariat avec des experts en traitements épuratoires. Deux technologies ont été testées :

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  • La technologie de traitement de l’effluent au dioxyde de carbone, avec Air Liquide et IRH. Ce traitement permet de neutraliser la soude et de précipiter les métaux dissous pour être capable de les séparer.
  • Le traitement de l’eau au chlorure de magnésium avec Extracthive. Cette technologie, développée par la société Extracthive, consiste en un procédé « bio-inspiré » reproduisant la réaction chimique qui s’opère au contact de l’eau de mer.

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Parmi les personnalités reçues, citons François-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône, Claude Jorda, conseiller départemental, Roger Méï, maire de Gardanne, des responsables de France Nature Environnement (photo), Richard Mallié, maire de Bouc-Bel-Air et des conseillers municipaux, Didier Réault et des membres du conseil d’administration du Parc national des Calanques, Pierre Batteau, membre du conseil scientifique du Parc national des Calanques et des chercheurs de l’Observatoire Hommes Milieux du bassin minier de Provence (photo), le professeur Henri Augier, président de l’association Union Calanques Littoral, des membres de l’association des anciens de Pechiney Ugine Kulhmann (photo), des journalistes…

Alteo poursuit sa démarche de recherche collaborative.