Archives

23 décembre 2014

Etudes comparatives résidus de bauxite : qu’en est-il vraiment ?

Des études récemment publiées dans certains médias font état de données relatives à la composition et aux caractéristiques radiologiques des résidus de bauxite qui seraient contradictoires avec les études et informations publiées par Alteo.

Comparons les analyses et les conclusions de chacun.

Composition des résidus de bauxite

Deux analyses ont été publiées :

  • une analyse du laboratoire Analytika
  • une analyse d’un « laboratoire universitaire parisien qui a souhaité garder l’anonymat », publié par le site « Hexagones ».

Hexagones compare les résultats de composition de métaux à des résultats annoncés comme étant extraits de documents officiels d’Alteo. Les résultats prêtés à Alteo sont aberrants. L’origine exacte de ces données n’est pas précisée.

Le tableau ci-dessous reprend donc :

  • les valeurs publiées dans les analyses Analytika
  • celles du laboratoire anonyme et publiées par Hexagones
  • celles qu’Hexagones prête à Alteo
  • celles, officielles, transmises chaque année par Alteo à la DREAL,
  • celles issues du laboratoire de l’INSA de Lyon, analyses réalisées dans le cadre du programme de Recherche & Développement Bauxaline® Technologies 
JPEG - 93 ko

Hexagones déduit de ce tableau que la bauxaline est toxique. Or la toxicité se mesure à ses effets, pas à sa composition. A titre d’illustration, une casserole en inox contient 15% de chrome (soit 150 000 mg/kg), ce n’est pas pour autant qu’elle est toxique. La toxicité des résidus de bauxite a été étudiée dans le cadre de l’évaluation de leur dangerosité. La réglementation retient 15 groupes de dangers qui vont de l’inflammabilité à la reprotoxicité [3]. L’évaluation qu’Alteo a confiée à l’Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques conclut, pour l’ensemble des 15 groupes, à l’absence de danger.

Les résidus de bauxite ne sont ni toxiques ni dangereux.

Radioactivité des résidus de bauxite

Deux analyses ont été publiées :

  • Note commandée à la CRIIRAD [4] par le collectif « non aux boues rouges »[5]
  • Note commandée à la CRIIRAD par le site Hexagones
Les valeurs d’émission mesurées par la CRIIRAD sont très proches (voire inférieures) des valeurs de l’étude d’Algade réalisée dans le cadre des contrôles radiologiques demandés à Alteo et publiés sur ce site internet.

JPEG

Les deux notes de la CRIIRAD présentent des considérations d’ordre général mais n’apportent aucun élément chiffré susceptible de remettre en cause les conclusions de l’analyse radiologique qu’Alteo met à disposition du public. 

> Les résidus de bauxite stockés sur le site de Mange Garri ne présentent pas de risque sanitaire.

Quelques points relevés dans les notes de la CRIIRAD :

La CRIIRAD précise que « les mesures radiamétriques montrent que dans la zone d’entreposage des boues rouges le niveau de radiation est 4 à 8 fois supérieur au niveau naturel enregistré sur substratum calcaire naturel local ». Ces valeurs sont bien connues. Rappelons cependant, à titre de comparaison, que l’émission des résidus de bauxite est inférieure à celles des roches granitiques [7] présentes dans différentes régions françaises (Bretagne, Corse ou Massif central par exemple). Rappelons également que les valeurs mesurées par la CRIIRAD chez le voisin le plus proche (0.076 µSv/h) sont similaires à la moyenne mesurée par l’IRSN   dans le département (0.077 µSv/h)[8]

JPEG

Il faudrait qu’une personne reste couchée pendant plus de 3 ans sur le sol du site de Mange Garri pour recevoir une dose de radiation équivalente à celle d’un simple scanner.


La CRIIRAD évoque des envolements de poussière sur le site de Mange Garri sans donner de référence réglementaire. Le seuil réglementaire pour les poussières sédimentables sur le site de Mange Garri est passé de 1g/m2/jour à 0.5g/m2/jour. Alteo met en œuvre de gros moyens pour limiter les envolements de poussières vers les voisins du site de Mange Garri. 

JPEG - 5.4 Mo
Végétalisation et arrosage à Mange Garri

Les résultats des relevés de poussières effectués par un organisme externe (APAVE) tous les quinze jours sur 10 plaquettes installées à l’intérieur et à l’extérieur du site sont disponibles sur ce site. Ces relevés de poussières montrent le respect des 0,5 g/m2/jour. 

La CRIIRAD précise que la récente directive 2013/59/EURATOM impose la mise en place de contrôles de radioactivité pour les matériaux de construction. Alteo a bien évidemment connaissance de cette réglementation. L’intégration des contraintes radiologiques requises pour la fabrication de matériaux de construction est prise en compte par Alteo, comme le sont toutes les contraintes environnementales et réglementaires liées à la fabrication de tels matériaux.

La CRIIRAD porte un jugement sur la qualité du laboratoire Algade (« Le laboratoire de la CRIIRAD a constaté sur de nombreux dossiers les insuffisances des suivis radiologiques et études d’impact conduites par cet organisme ») qui paraît en décalage avec l’expertise et la notoriété de ce laboratoire. Leurs études, qui sont menées selon des protocoles normalisés et conformes à la règlementation, montrent que les niveaux de radiation sont très éloignés des doses susceptibles d’engendrer un risque pour la santé.

En conclusion, Alteo confirme l’absence d’impact sanitaire des résidus de bauxite. 

Notes de référence (sources documentaires ci-contre)

[1] Analyses publiées sur le site du ministère - Répertoire Registre français émissions polluantes

[2] Laboratoire de l’INSA de Lyon. Mesures réalisées en 2014 dans le cadre du programme Bauxaline® Technologies

[3] Annexe I à l’article R541-8 du code de l’environnement

[4] Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité, laboratoire crée en 1986 par Michèle Rivasi, député européenne

[5] Collectif composé de citoyens et d’élus européens (José Bové, Michèle Rivasi)

[6] Algade : laboratoire spécialiste de la radioactivité 

[7] M. Giot, E. Mund, université de Louvain, 2005 + conférence nucléaire et santé, Pr JC Artus

[8] IRSN   (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) - Bilan de l’état radiologique de l’environnement français en 2012



22 décembre 2014

Essai concluant de dépollution des sols à St Félix

Suivi d’un pilote de traitement des eaux et des sols

JPEG - 2.9 Mo


Un site d’essai (photo) de 60 m² a été aménagé dans les résidus miniers de St Félix (Gard) et la moitié a été traitée à la Bauxaline® modifiée.

214 jours après le semis, cette parcelle, photographiée en octobre 2014, montre une croissance de la graminée semée ce printemps, alors que la parcelle témoin est pratiquement sans végétation comme depuis 50 ans.




22 décembre 2014

Le pipeline d’Alteo Gardanne : un récif artificiel exceptionnellement
propice à la colonisation de 2 espèces patrimoniales

JPEG - 332.7 ko
Oursins diadème auprès de la conduite

Les deux conduites d’Alteo (Gardanne, en service et la Barrasse en sommeil) ont été filmées en 2013 grâce à un robot sous-marin équipé d’une caméra. 344 oursins diadèmes ont été recensés entre 45 et 96 m de profondeur. Une telle densité n’avait jamais été observée dans le NW Méditerranéen. Une algue brune - la Cystoseire – a quant à elle été répertoriée comme la colonie la plus importante présente dans le Parc National des Calanques (entre 30 et 52 m de profondeur).

Source : Patrick BONHOMME, GOUJARDA., JAVEL A., GRONDIN J., BOUDOURESQUE C.F. GIS Posidonie - Publication dans les Actes du 2ème Symposium Méditerranéen sur la conservation du coralligène et autres bio-concrétions - Portorož, Slovenie, 29-30 octobre 2014



12 décembre 2014

Alteo confirme l’absence d’impact sanitaire des résidus de bauxite

Les résidus de bauxite stockés sur le site de Mange Garri ne sont pas toxiques et ne présentent pas de risque radiologique.

Le site de Mange Garri, sur lequel sont stockés les résidus de bauxite, est une Installation Classée pour la Protection de l’Environnement (ICPE  ) dans la rubrique 2720 : stockage de déchets non dangereux.

Ce statut impose à Alteo le respect au quotidien de prescriptions réglementaires et le contrôle de paramètres comme :

  • L’envol de poussières
  • La radioactivité dans l’air, dans l’eau et dans les résidus

L’ensemble des mesures sont communiquées dans le bilan environnemental du site de Mange Garri à la DREAL ainsi qu’aux communes de Gardanne et Bouc Bel Air.

Par ailleurs, pour obtenir l’autorisation d’exploiter, Alteo a présenté aux services de l’Etat et au public un dossier comprenant notamment une Evaluation de risques sanitaires (ERS) (lire ci-contre)

JPEG - 1.1 Mo


Les études de toxicité, les analyses radiologiques et l’évaluation de risques sanitaires démontrent que les résidus de bauxite

  1. ne sont pas toxiques
  2. ne présentent pas de risque radiologique

Les résidus de bauxite ne sont pas toxiques

Il y a souvent confusion entre composition et toxicité d’un matériau. La toxicité se mesure à ses effets, pas à sa composition.

La toxicité des résidus de bauxite a été étudiée dans le cadre de l’évaluation de leur dangerosité. La réglementation retient 15 groupes de dangers qui vont de l’inflammabilité à la reprotoxicité. L’évaluation, qu’Alteo a confiée à l’Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques, conclut pour l’ensemble des 15 groupes, à l’absence de danger.

Les résidus de bauxite ne sont ni toxiques ni dangereux.


Conclusion du rapport d’étude N°INERIS - DRC-12-125645-11177A daté du 15/10/2012 portant sur le classement en dangerosité de la Bauxaline®

« Selon le code européen des déchets et selon leur composition chimique, la Bauxaline® n’est pas classée dangereuse par application du Code de l’Environnement. Les concentrations en soude sont inférieures aux limites de concentration (spécifiques pour cette substance). Le chrome n’est pas présent majoritairement sous forme de chromate soluble qui pourrait entraîner un classement. Le vanadium a une concentration inférieure aux concentrations qui pourraient entraîner un classement. Les résultats de la batterie des six tests écotoxicologiques montrent des écotoxicités aiguë et chronique inférieures aux seuils admis et aboutissent donc à un classement comme non dangereux pour ce critère. La Bauxaline® est donc classée non dangereuse pour tous les critères H1 à H15.  »

 

Les résidus de bauxite ne présentent pas de risque radiologique

Composition minéralogique de la Bauxaline®

Oxydes%Oxydes%
SiO25,7Al2O312,35
Fe2O348,8CaO5,34
MgO0,14Na2O3,26
K2O0,06Cr2O30,31
TiO29,45MnO0,06
P2O50,48SrO0,02
BaO0,01PF 1000°C11,4
Total97,34

L’analyse radiologique de l’impact conclut que l’exposition annuelle reçue par le public générée par le stockage des résidus de bauxite ne dépasse pas 0,1 mSv/an, soit un dixième de la valeur autorisée par la réglementation française (article R. 1333-8 du code de la santé publique). L’impact radiologique du stockage de Mange-Garri est, par conséquent, jugé acceptable pour le public au sens de la réglementation française.

Cette étude s’appuie sur des mesures de la radioactivité ambiante des sols et de l’air, réalisées en différents endroits du site pendant plusieurs mois (du 13/04/2005 au 03/11/2005).

La mesure ponctuelle réalisée par la Criirad est similaire voire inférieure à celles réalisées par Algade. Elle ne remet donc pas en question les conclusions de l’analyse radiologique : les résidus de bauxite stockés sur le site de Mange Garri ne présentent pas de risque sanitaire.

A titre de comparaison, l’émission des résidus de bauxite est inférieure à celles des roches granitiques présentes dans différentes régions françaises (Bretagne, Corse ou Massif central par exemple).

Il faudrait qu’une personne reste couchée pendant 4 ans sur le sol du site de Mange Garri pour recevoir une dose de radiation équivalente à celle d’un simple scanner.


Analyse radiologique de l’impact sur l’environnement du dépôt à terre sur le site de Mange Garri – Etude Algade 2005

Dans le cadre du dossier soumis à enquête publique en 2006, ALTEO a sollicité la société spécialisée ALGADE pour réaliser une étude d’impact radiologique du site de stockage de Mange Garri. Cette étude détaillée a été communiquée à la DREAL et est également tenue à la disposition du public.

Cette étude d’impact s’attache à évaluer l’exposition de plusieurs groupes de population parmi lesquels on retrouve :

  • des riverains ;
  • les agents travaillant sur le site ;
  • des personnes du public séjournant à proximité du site (ex : promeneur).

Ces groupes de population sont notamment caractérisés par des temps de présence sur le site ou à proximité, à l’intérieur ou à l’extérieur d’habitations en prenant des hypothèses conservatrices.

Trois voies d’exposition de ces groupes de population ont été considérées :

  • l’exposition à la radioactivité contenue dans les résidus de bauxite ;
  • l’inhalation de particules de poussières ;
  • l’inhalation de radon.

Enfin, afin de tenir compte des spécificités du site de Mange-Garri, ces évaluations ont été réalisées en s’appuyant sur des mesures de la radioactivité ambiante des sols et de l’air, en différents endroits du site (intérieur, clôture) pendant plusieurs mois (du 13/04/2005 au 03/11/2005).

Compte tenu de ces éléments, l’étude conclut que l’exposition annuelle susceptible d’être reçue par le public, en supplément de l’exposition naturelle, ne dépasse pas 0,1 mSv/an soit un dixième de la valeur autorisée par la réglementation française (article R. 1333-8 du code de la santé publique). L’impact radiologique du stockage de Mange Garri est, par conséquent, jugé acceptable pour les personnes du public au sens de la réglementation française.

JPEG - 38.4 ko

Conclusions de l’étude

« Les résultats de la campagne de mesures menée sur le dépôt de BAUXALINE à MANGE-GARRI et dans son environnement proche montrent que la dose efficace annuelle susceptible d’être reçue en supplément du niveau naturel par les personnes du public constituant les groupes de référence ne peut pas dépasser le dixième de la valeur de 1 mSv préconisée par la directive n° 86/29/Euratom comme limite de dose efficace due à une pratique pour les personnes du public et reprise dans la réglementation française dans le cadre du code de la santé publique et du code du travail.
Ce
niveau de dose efficace caractérise un impact radiologique tout à fait acceptable au sens de la réglementation française et européenne pour les personnes du public.
Le dépôt de bauxaline dans son état actuel ne peut donc pas présenter un risque pour les populations environnantes ou travaillant sur le site vis-à-vis des rayonnements ionisants. »

 

Conclusions de la campagne de contrôles atmosphériques dans le cadre d’un stockage de produits contenant des produits radioactifs naturels - Mange Garri, station drain Valabre, Etude Algade 2011

« Les résultats 2011 sont du même ordre de grandeur que précédemment (2005, 2007/2008, 2009, 2010).
Dans tous les cas on peut reprendre les conclusions issues des campagnes de mesure précédentes, à savoir l’absence d’impact radiologique significatif en regard du vecteur de transfert « air » dans l’environnement du stockage de Bauxaline sur le site Rio Tinto Alcan de Mange Garri. »



10 décembre 2014

Gestion des résidus de bauxite : alarmer n’est pas informer

Suite à l’article publié sur Hexagones le 8 décembre 2014 relatif à ses résidus de bauxite, ALTEO tient à rappeler les points suivants :

1/ Après 120 ans d’activité, Alteo n’a pas connaissance de maladie liée à la présence de bauxite ou de ses résidus.

Les différentes études d’impacts sur la santé et l’environnement sont disponibles sur ce site internet et notamment l’évaluation des risques sanitaires1 réalisée en 2013.

2/ Les résidus de bauxite ne sont pas toxiques au sens de la réglementation, comme le démontrent l’étude de l’Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques réalisée en 2012 et la certification REACH2.

Les résultats présentés par le laboratoire anonyme mentionné dans l’article ne montrent pas la toxicité éventuelle mais la composition de ces résidus.

3/ La radioactivité des résidus de bauxite stockés à Mange Garri est inférieure à celle du sol granitique de certaines régions françaises (Bretagne, Corse ou Massif central par exemple)3 et 4.

GIF - 26.4 ko
radioactivité

Par ailleurs, Alteo rappelle que les seules études dont on peut tirer des conclusions sont celles effectuées par des laboratoires compétents et indépendants dont les protocoles doivent être écrits et normalisés.

Nous déplorons donc l’usage d’informations inexactes et leur amalgame qui peuvent provoquer des inquiétudes injustifiées chez les salariés d’Alteo ou les riverains.



22 octobre 2014

Synthèse Rencontres de l’Economie circulaire : un exemple d’application dans les Bouches-du-Rhône

JPEG - 72.2 ko

François-Michel Lambert, Président de l’Institut Economie Circulaire, député des Bouches-du-Rhône (en haut à gauche) - Frédéric Ramé, président d’Alteo (à droite) Roger Méï, maire de Gardanne (en bas à droite)


Une centaine de personnes ont assisté le 16 octobre 2014 aux Rencontres l’Economie circulaire : un exemple d’application dans les Bouches-du-Rhône

Parmi celles-ci, François-Michel Lambert, Président de l’Institut Economie Circulaire, député des Bouches-du-Rhône, Claude Jorda, conseiller général des Bouches-du-Rhône, Roger Méï, maire de Gardanne, accompagné de son adjoint Bernard Bastide, également conseiller communautaire à la Communauté du Pays d’Aix.

Après les interventions des élus qui voient dans l’économie circulaire un levier de dynamique territoriale, Frédéric Ramé, président d’Alteo, rappelait que l’entreprise a la volonté de concilier le redressement de la performance économique, la réduction de l’empreinte environnementale et la poursuite du dialogue social avec les salariés.

Alteo et les équipes scientifiques du Consortium Bauxaline® Technologies ont présenté leurs avancées très concrètes sur de nouvelles filières comme les matériaux de construction, la dépollution des sols et des eaux.

Elargissant ces perspectives à l’écologie industrielle, Joseph Perez, vice-président de la CCIMP et Marc Bayard, délégué général de l’UIC PACA présentaient le projet Bassin de Fos-Etang-de-Berre ; Benoît Webel, Directeur exploitation Durance Granulats et David Fauvet, Directeur de la Cimenterie Lafarge de la Malle proposaient leur vision d’un nouveau modèle de gestion des matériaux et de l’énergie.



4 octobre 2014

Plan de lutte contre les envolements de poussières à Mange Garri

Une première zone d’envolements a été traitée depuis 2010

Végétalisation réalisée

La réduction du niveau de remplissage du bassin de sécurité a dégagé une « plage » asséchée de résidus de bauxite. Pour réduire les envolements lors d’épisodes de vent d’est, près de 10 000 m2 de surface non exploitée a été végétalisée (160mx 75 m) soit l’équivalent de 1000 places de parking. Près de 1 200 tonnes de compost ont été employées.

JPEG - 38.4 ko

Arrosage permanent

La partie du bassin en exploitation qui reste à découvert est arrosée en permanence.

JPEG - 36.6 ko


Une seconde zone d’envolements est en cours de traitement en 2014

Végétalisation en cours

Il s’agit d’un espace non exploité contigu à la plage du bassin de sécurité. La surface en cours de traitement représente près de 20 000 m2. Elle s’étend de 60 à 140 m de long sur 200 m de large en bordure de la zone exploitée.

Le compost destiné à la végétalisation future est en cours d’acheminement sur place. 

JPEG - 17.4 ko

Avancement de l’arrosage permanent de la zone exploitée 

L’arrosage des pistes de circulation sur la zone exploitée est mis en place.

Les premiers chiffrages pour l’arrosage permanent de la zone exploitée sont en cours d’étude. La mise en service de cet arrosage est programmée pour début 2015. 



14 septembre 2014

Le Parc National des Calanques rend un avis favorable au projet d’arrêt des boues rouges d’ALTEO Gardanne

Après l’autorité environnementale, le Conseil d’Administration du Parc National des Calanques vient également de rendre un avis favorable au projet déposé par Alteo.

Ce projet prévoit l’arrêt d’ici au 31 décembre 2015 des rejets de boues rouges en mer et la poursuite de l’exploitation de la canalisation pour les eaux excédentaires.

Alteo prend note des préconisations émises par le Parc, concernant le suivi du rejet et la poursuite des études.


 L’usine d’alumines de spécialité Alteo Gardanne est engagée depuis quelques années dans un vaste programme de modernisation de plus de 20 millions d’euros, visant d’une part à développer son offre de produits innovants pour ses clients à travers le monde, et d’autre part à modifier ses procédés de production afin d’arrêter ses rejets de résidus solides en mer. 

En parallèle Alteo accélère ses projets de recherche pour développer les applications du résidu sec issu des installations de traitement, la Bauxaline®, en tant que matériau de construction et produit de dépollution des eaux et des sols.

  Liens



30 juillet 2014

Alteo organise les Rencontres "l’Economie circulaire : un exemple d’application dans les Bouches-du-Rhône"

16 octobre 2014 - Bouches-du-Rhône

De nouveaux modèles industriels émergent, portés par l’écologie industrielle. Des cycles de produits sont totalement repensés grâce à l’économie circulaire.

Quelles sont les applications concrètes pour les industries et les territoires ? Démonstration dans les Bouches-du-Rhône avec le programme Bauxaline® Technologies.

Résidus de bauxite : un gisement d’avenir

Un consortium scientifique, coordonné par l’Ecole des Mines, accompagne Alteo pour explorer 2 filières porteuses : matière première secondaire pour la construction, matériau de dépollution des eaux et des sols. Pour chacune d’entre elles les dimensions scientifiques, techniques, environnementales et économiques sont analysées. Présentation des premiers résultats.

Echanges de bons procédés

C’est le cas lorsque des résidus d’une unité de production deviennent des matières premières pour d’autres unités industrielles. Illustration avec des projets pilote en cours d’étude avec des industriels riverains de Gardanne : co-valorisation de la Bauxaline® avec des résidus de carrière pour fabriquer des matériaux de construction ; la Bauxaline® pourrait être utilisée en cimenterie comme matière première ou additif.

Intervenants

  • le Président de l’Institut de l’Economie Circulaire,
  • la CCI Marseille Provence, 
  • les scientifiques du Consortium Armines Bauxaline® Technologies,
  • Durance Granulats,
  • Lafarge,
  • Alteo
PNG - 209.4 ko
Recherche de filières d’exploitation de la Bauxaline


1er juillet 2014

Inauguration mise en service du filtre-presse sur site stockage Mange Garri

20 juin 2014 Inauguration du filtre-presse 2 sur le site stockage Mange Garri (Bouc-Bel-Air)

JPEG - 2.8 Mo

En présence de P Castoldi, sous-préfet d’Arles, C Jorda, conseiller général canton Gardanne, FM Lambert, député 10e circonscription Bouches-du-Rhône, R Méï, maire de Gardanne, M Salomon, adjointe au maire de Bouc-Bel-Air et F Ramé, président du Groupe Alteo.


Une étape majeure dans le projet d’arrêt des rejets de résidus solides en mer le 31 décembre 2015

Un premier filtre-presse avait été construit dans l’usine de Gardanne, en 2007. 300 000 tonnes du matériau issu de cette installation - la Bauxaline® - ont été utilisées depuis 10 ans dans différentes applications « à faible valeur ajoutée », comme la couverture de décharge de déchets ménagers (notamment en fin d’exploitation, pour confiner les déchets stockés et permettre la revégétalisation des sols).

En complément de ce second filtre-presse inauguré sur le site de stockage des résidus de bauxite, un dernier filtre-presse sera construit en 2015. Les trois installations permettront de traiter 100% des résidus, et de valoriser la matière déshydratée - la Bauxaline®.

Alteo investit 29 millions d’euros avec la participation de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse.


Des perspectives nouvelles pour la Bauxaline®

Des études menées par le centre R&D d’Alteo Gardanne montrent que ce matériau, aux caractéristiques stables, est doté de propriétés chimiques et physiques qui lui ouvrent des applications nouvelles.

En 2013, Alteo fait appel à une équipe pluridisciplinaire de scientifiques externes pour identifier et développer les filières les plus porteuses et transformer ces résidus en ressource à valeur ajoutée (INERIS, Ecoles des Mines, laboratoires universitaires, PME, etc.).

Parmi les pistes principales : l’utilisation comme matière première secondaire dans les matériaux de construction et la dépollution par décontamination des sols et des eaux. Ce projet de recherche est soutenu par l’ADEME et de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse.



29 mars 2013

ALTEO Gardanne : à fond dans l’économie circulaire avec la Bauxaline®

Depuis de nombreuses années l’usine d’alumine de Gardanne - désormais Alteo Gardanne - investit différents marchés avec ses résidus de bauxite sous leur forme déshydratée : la Bauxaline®. Rejoindre immédiatement l’Institut de l’Economie Circulaire initié par FM Lambert (député EELV), relevait donc de l’évidence. Avec des références de belle portée. Exemples appliqués du « tout se transforme ».

Issue d’un procédé industriel, la Bauxaline® est un matériau aux caractéristiques stables doté de propriétés chimiques et minérales qui lui ouvrent de multiples applications. Sa réutilisation comme matière première secondaire permet d’éviter le prélèvement de ressources naturelles de plus en plus précieuses.

Granulats d’argiles expansées : une réponse aux attentes pour les nouvelles technologies du bâtiment


Technologie : la Bauxaline® est ajoutée à la matière première, l’argile, pour fabriquer des granulats d’argiles expansées. Ceux-ci constituent un matériau léger très apprécié dans le domaine du bâtiment, du génie civil et de la construction écologique.

Effets : des propriétés colorantes stables et une amélioration des caractéristiques chimiques et minérales du produit obtenu. L’apport en oxyde de fer contenu dans la Bauxaline® équilibre les éléments présents dans l’argile naturelle.

Avantages : c’est un constituant des matériaux de construction qui peut se substituer au gravier, en apportant des propriétés intéressantes : légèreté, isolation thermique et phonique…

Marchés : la Bauxaline® trouve ici un débouché dans un domaine innovant en pleine expansion dans toute l’Europe. Un contrat de plusieurs milliers de tonnes est actuellement en cours avec l’un des principaux fabricants du marché.


Confinement des Centres de Stockage de Déchets : une Bauxaline® multi usages


Technologie : la Bauxaline® compactée est très imperméable. Cette propriété est exploitée par les centres de stockage de déchets à différents stades : en flanc de casiers pour améliorer le captage du biogaz issu de la fermentation des matières organiques, en couverture finale pour éviter de contaminer l’eau de pluie au contact des déchets et en couverture de finition pour la végétalisation des sites en fin d’exploitation.

Effets : moins d’eau à traiter et amélioration du captage des biogaz. Ceux-ci sont canalisés vers le réseau de récupération installé sur le site puis valorisés et transformés en énergie (ou dans certains cas brûlés dans des torchères, évitant la formation de gaz nuisibles pour l’environnement et la santé).

Marchés : des dizaines de milliers de tonnes de Bauxaline® trouvent un débouché chaque année auprès de centres de stockage de déchets en Provence pour ces différentes applications. La réglementation oblige les installations de stockage de déchets à capter les biogaz, ce qui augmente les besoins en Bauxaline®,


Dépollution de résidus miniers acides : la solution Bauxaline® + dérivés


Un processus de pollution en chaîne : les sulfures contenus dans d’anciens résidus miniers s’oxydent au contact de l’air ou sous l’action de bactéries. Une suite de réactions chimiques entraîne l’émission d’acide et de métaux dans l’environnement. Le sol relargue alors des métaux dans les eaux de ruissellement, qui contaminent à leur tour des cours d’eau en aval.

Technologie  : la bauxaline® et ses dérivés ont la capacité de neutraliser ces eaux acides et de piéger les polluants métalliques.

Effets : des essais réalisés par Alteo Gardanne sur des prélèvements effectués sur un de ces sites miniers, St-Félix à St- Martin-de-Valgalgue, montrent un pH   ramené à 7 et une diminution considérable des polluants métalliques (90% du Zinc, 98% du Cadmium, tout le plomb et le chrome).

Marchés : nombreux anciens site miniers en particulier au sud du Massif Central.

Vous pouvez nous joindre et poser vos questions à l’adresse : bauxaline@alteo-alumina.com




4 février 2013

Le Musée des Gueules Rouges

Le nouveau Musée des Gueules Rouges retrace, le long d'un parcours de visite ludique, l'histoire de l'exploitation minière de la bauxite dans le Var. C’est la présence de ce gisement de proximité qui explique la création de l’usine Bayer à Gardanne.

En visite libre et grâce aux bornes interactives, découvrez l'origine de la bauxite, les techniques de transformation de ce minerai en aluminium ainsi que les utilisations contemporaines de ce métal.

Enfin, accompagnés d'un guide, plongez au cœur de la vie quotidienne des mineurs et parcourez la galerie d'extraction reconstituée.
Tous à vos casques ! www.museedesgueulesrouges.fr



7 décembre 2012

Organisation des campagnes en mer de suivi du milieu marin

L’arrêté préfectoral du 24 mai 1994, impose à l’usine de Gardanne (désormais Alteo Gardanne) de programmer des opérations de suivi du milieu marin tous les cinq ans. Il s’agit de mesurer l’extension du dépôt et son épaisseur et de suivre l’évolution de la macrofaune benthique   ainsi que de tester une éventuelle toxicité des sédiments sur des stations de prélèvement représentatives du milieu concerné.

Questions à Jean-Claude DAUVIN

Professeur à l’Université de Caen Basse-Normandie, Président du Comité Scientifique de Suivi d’Alcan Gardanne (désormais Alteo Gardanne)

Vous avez supervisé les campagnes en mer depuis leur origine, qu’attendez-vous de la campagne de septembre ?

La campagne 2007 correspond à une demande réglementaire de suivi des rejets en mer des résidus inertes de la bauxite qui recommande un suivi tous les cinq ans. Cette périodicité permet d’observer sur le très long terme (> 10 ans) les évolutions de l’extension des rejets et de ses effets sur la faune benthique et les caractéristiques granulométriques des sédiments profonds (230-2500 m) ; de plus deux tests réalisés depuis 1998 permettent de suivre l’évolution temporelle d’effets écotoxicologiques éventuels de ces résidus. La nouvelle campagne a trois principaux objectifs : 1) connaître l’extension maximale des résidus au sud et à l’ouest du canyon de Cassidaigne ; 2) connaître les évolutions temporelles de la faune, la granulométrie   et l’écotoxicologie   de stations déjà prospectées avant pour juger de l’état actuels de l’état de ces trois paramètres par rapport à la série initiée en 1991 ; 3) apporter de nouvelles données sur la radioactivité éventuelle des résidus in situ en mer.

A travers les 3 campagnes qui ont précédé, qu’est-ce qui vous paraît le plus significatif parmi les résultats obtenus ?

Trois principaux éléments :
1) variabilité naturelle des peuplements benthiques d’une campagne à l’autre (les échantillonnages ont toujours lieu en septembre pour ne pas avoir un facteur saisonnier qui vienne s’ajouter aux autres variables) même s’il existe un gradient d’appauvrissement avec la profondeur, faibles diversités et abondances en 1997 eu égard à celles mesurées avant en 1991 et après en 2002 ;
2) innocuité des sédiments du point de vue écotoxicologique et
3) effets essentiellement physiques des boues dans l’axe du canyon site privilégié des écoulements. Les résidus s’étalent ensuite dans la plaine bathyale en se mélangeant avec les vases profondes dont la granulométrie   (essentiellement des particules très fines < 2 µm) est voisine et ce mélange est rapidement colonisé par la faune.

Rappel des résultats des précédentes campagnes en mer

Extrait de la synthèse des résultats : étude de la macrofaune benthique   (faune visible à l’œil nu au fond de la mer) dans le secteur de Cassidaigne
Bilan des Campagnes 1991, 1997 et 2002(communication de G.Stora, CO
M). Synthèse complète.

Les stations de prélèvement

  • Une vingtaine de stations ont été prospectées au cours de ces trois campagnes,
  • dont 12 stations sont communes aux trois années
  • Elles s’échelonnent depuis le plateau continental par 73 m de profondeur à 2 315 m pour la station la plus profonde.

Pour les trois années d’étude, la tendance générale d’une baisse de la richesse spécifique en fonction de la profondeur est similaire, du fait de la réduction du nombre d’espèces.
On constate en 2002 une augmentation marquée du nombre d’espèces au sein des différentes stations par rapport à l’année 1997 et une augmentation des indices de diversité par rapport aux autres années. Les abondances moyennes sont proches ou supérieures à celles relevées en 1991 traduisant le caractère exceptionnel de la baisse des abondances observée en 1997.
En conclusion il est rappelé le caractère physique et non chimique de la perturbation créée par les résidus inertes. Dans les zones soumises directement aux apports de résidus inertes, une diminution localisée de la richesse spécifique et de l’abondance moyenne des peuplements macrobenthiques sont observées ; on ne constate pas de dégradation de la composition de la faune.

Extrait de la synthèse des résultats : évaluation écotoxicologique (action exercée par des produits toxiques sur le milieu) des résidus inertes de bauxite collectés dans le canyon de Cassidaigne.
Bilan des campagnes 1997, 1999 et 2002 (Communication de D. Ribera, Bio-Tox). Synthèse complète.

Tous les tests sont négatifs à l’exception du test de développement larvaire sur oursin en 1997 et du test d’inhibition de la luminescence  .
Tous les tests sont négatifs à l’exception d’un test de développement larvaire sur oursin et d’un test d’inhibition de la luminescence  .
Pour les campagnes 1997 et 1999, il a été montré qu’il n’existait pas de proportionnalité entre les effets mesurés et les teneurs en résidus de bauxite dans les échantillons. Les effets sont dus à une autre cause à déterminer. Les résultats de 2002 sont sans ambiguïté : ni les extraits aqueux ni les fractions solides ne présentent de toxicité.
En conclusion il apparaît une innocuité des sédiments au vu des éléments disponibles, accumulés sur 3 campagnes 1997, 1999 et 2002, soit un total de 22 échantillons collectés et 136 tests pratiqués.



20 novembre 2012

2015 : nouvel avenir pour les résidus de bauxite

L’usine de Gardanne s’est engagée à arrêter les rejets de résidus de bauxite en mer fin 2015. La promesse sera tenue.

Les résidus de bauxite inexploitables à l’état liquide seront totalement valorisables une fois déshydratés. Ce saut technologique pour l’usine est une étape considérable dans la réduction de son empreinte environnementale.

Le 31 décembre 2015 clôture une période de près de 20 ans pendant laquelle l’usine a optimisé son procédé (la quantité de résidus pour produire 1t d’alumine a été diminuée par 2) et réduit progressivement ses rejets en mer (180 000 tonnes par an depuis 2010).

Cet engagement écologique est incontournable pour le développement de l’activité.

Pour l’usine, cela veut dire mettre en œuvre des solutions nouvelles et compatibles avec un niveau de production ambitieux :

2015 : nouvel avenir pour les résidus de bauxite [Pdf]



2 octobre 2012

Alumines de Spécialité Gardanne organise 2 Journées Portes Ouvertes les 12 et 13 octobre 2012

Alumines de Spécialité Gardanne, une usine du Groupe ALTEO
organise deux Journées Portes Ouvertes à l’occasion de la Semaine de la Science de Gardanne
vendredi 12 et samedi 13 octobre 2012, au Puits Yvon Morandat

Depuis août 2012, Alumines de Spécialité Gardanne fait partie du Groupe ALTEO - Groupe indépendant issu de la vente par Rio Tinto de l’activité alumines de spécialité à H.I.G. Capital Europe.
Avec près de 120 ans de procédé Bayer pour extraire l’alumine à Gardanne et 390 salariés, l’usine produit près de 500 000 tonnes d’alumines en 2012 pour un chiffre d’affaires d’environ
200 millions d’euros.

2 temps forts pour ces journées :

  • visites scolaires : 3 classes du collège Pesquier (vendredi 12 octobre
  • visite grand public : ouverture des portes aux habitants de Gardanne et aux salariés de l’usine accompagnés de leurs familles (samedi 13 octobre)

Visite grand public samedi 13 octobre : Programme

1 départ toutes les heures entre 11h et 16h - durée de la visite 2h environ :

  • Présentation de l’activité et de l’usine de Gardanne - 30 min
  • Visite commentée de l’usine en Bus et ouverture exceptionnelle du Laboratoire de Recherche et Développement pour une visite guidée - 1h15
  • Visite des Stands sur l’activité de l’usine (Produits, Hygiène Sécurité Environnement, Découverte Métiers) animés par les salariés

Inscription obligatoire pour la visite en bus avant le 10 Octobre (attention places limitées) :
jpo-gardanne@alteo-alumina.com
ou au 04 42 65 64 30

Lieu de départ et d’arrivée :
Puits Yvon Morandat - Avenue d’Arménie - 13120 GARDANNE



14 septembre 2012

5e campagne de suivi du milieu marin (3-8 septembre 2012)

Impact des rejets des résidus de bauxite en mer :
l’Usine poursuit sa surveillance avec la 5e campagne de suivi du milieu marin 

JPEG - 13.2 ko

Du 3 au 8 septembre 2012, des prélèvements sous-marins sont effectués en 15 points (Stations) allant de -230m à -2500 mètres de profondeur
Sous la supervision du Comité Scientifique de Suivi et dans la continuité des 4 campagnes précédentes, ces prélèvements sont effectués sur des stations identiques. Les objectifs de cette campagne en mer sont de suivre :

  • l’extension des dépôts dans le canyon de Cassidaigne ;
  • la qualité sédimentaire et chimique des sédiments ;
  • l’évolution de la macrofaune benthique   ;
  • l’évolution de l’écotoxicité des sédiments.

En partenariat avec l’Agence de l’Eau Méditerranée-Corse, de nouvelles analyses chimiques seront effectuées sur certaines stations. Des communautés vivantes (Foraminiféres benthiques) vont être étudiées. Ce sont de bons bio-indicateurs de la qualité de l’environnement ou des changements environnementaux.

Les moyens techniques et humains mobilisés pour cette campagne

Une benne USNEL, embarquée sur le Janus II de la COMEX, effectuera les prélèvements sur les stations sélectionnées. Poids 850 kg. Treuil grand fond muni d’un câble de près de 3000 m.
Les sédiments seront prélevés sur des profondeurs s’étageant de 230 à 2500 m.

15 personnes participent à cette campagne

JPEG - 21.5 ko


L’équipe pluridisciplinaire de 6 scientifiques est chargée des prélèvements dans la benne, du conditionnement, de l’identification et du transport des échantillons.
Ces échantillons seront ensuite confiés à des laboratoires spécialisés. Les premiers résultats sont attendus dans les 6 mois suivant la campagne.
8 membres d’équipage s’occupent du navire dont un technicien spécialement affecté à la manipulation de la benne en présence d’un chargé de mission de l’usine de Gardanne.

Durée de campagne en mer : 6 à 8 jours (selon conditions météo).

Les partenariats scientifiques

- Partenaires :
COMEX (affrètement de navire) ;
CREOCEAN (IP Lille et Centre d’Etudes de Blanes : chimie, micro-granulométrie   et macrofaune benthique  ) ;
BIOTOX (Ecotoxicologie  ) et Université d’Angers (foraminifères  ).
- Coût : environ 280 000 €

Questions à Jean-Claude DAUVIN

Professeur à l’Université de Caen Basse-Normandie, Laboratoire Morphodynamique Continentale et Côtière,
Président du Comité Scientifique de Suivi d’ALTEO Gardanne 

Vous avez suivi les campagnes en mer depuis leur origine, qu’attendez-vous de la campagne de septembre ?

La campagne 2012 correspond à une demande réglementaire de suivi des rejets en mer des résidus inertes de la bauxite qui recommande un suivi tous les cinq ans. Cette périodicité permet d’observer sur le très long terme (> 10 ans) les évolutions de l’extension des rejets et de ses effets sur la faune benthique et les caractéristiques granulométriques des sédiments profonds (230-2500 m) ; de plus deux tests réalisés depuis 1998 permettent de suivre l’évolution temporelle d’effets écotoxicologiques éventuels de ces résidus dans les mêmes stations.

La nouvelle campagne a trois principaux objectifs :

  1. connaître l’extension maximale des résidus au sud et à l’ouest du canyon de Cassidaigne, il est souhaité que l’ensemble des 15 stations programmées puissent être réalisées (seulement la moitié des points avait pu être prospecté en 2007 à cause de mauvaises conditions météorologiques) ;
  2. connaître les évolutions temporelles de la faune, la granulométrie   et l’écotoxicologie   de stations déjà prospectées avant pour juger de l’état actuels de l’état de ces trois paramètres par rapport à la série initiée en 1991 ; 3) apporter de nouvelles données sur les foraminifères   benthiques (petite faune) en tant qu’indicateur de qualité des sédiments marins.

A travers les campagnes qui ont précédé, qu’est-ce qui vous paraît le plus significatif parmi les résultats obtenus ?

Trois principaux éléments :

  1. variabilité naturelle des peuplements benthiques d’une campagne à l’autre (les échantillonnages ont toujours lieu en septembre pour ne pas avoir un facteur saisonnier qui vienne s’ajouter aux autres variables) même s’il existe un gradient d’appauvrissement avec la profondeur, faibles diversités et abondances en 1997 eu égard à celles mesurées avant en 1991 et après en 2002 et en 2007 ;
  2. innocuité des sédiments prélevés dans le canyon de Cassidaigne du point de vue écotoxicologique et pas d’évolution pluriannuelle ;
  3. effets essentiellement physiques des boues dans l’axe du canyon site privilégié des écoulements. Les résidus s’étalent ensuite dans la plaine bathyale en se mélangeant avec les vases profondes dont la granulométrie   (essentiellement des particules très fines < 2 µm) est voisine et ce mélange est rapidement colonisé par la faune. Les résultats de la campagne de 2007 laissaient entrevoir une réduction de l’étendue de la zone atteinte par les résidus de bauxite (réduction des volumes introduits dans le milieu marin) ; la campagne 2012 devrait apporter de nouvelles informations sur cette tendance régressive.
     



 Zoom

  • 5e campagne de suivi du milieu marin (3-8 septembre 2012)
  • 4e campagne de suivi du milieu marin (septembre 2007)



30 juillet 2012

Toxicité boues rouges 2012 : éclairage scientifique et industriel

Différents blogs et articles de presse ont été publiés en juillet 2012 concernant le rejet des résidus de bauxite de l’usine de Gardanne dans le canyon sous-marin de Cassidaigne. Nous souhaitons y apporter un éclairage complémentaire.

Les articles sous-entendent que le rapport de Créocean auquel il est fait référence aurait été tenu confidentiel par l’industriel. Nous tenons à préciser que ce rapport, qui date de 1993, a été porté à la connaissance du président du Comité Scientifique de Suivi dès sa création en 1995. Les rapports du Comité Scientifique de Suivi sont remis chaque année aux autorités et mis à disposition du public sur ce site

Nous avons recensé plus de 200 rapports d’études et publications scientifiques sur l’impact de notre rejet en mer, rédigés par des organismes tels qu’Ifremer  , Centre d’ Océanologie de Marseille, Créocean, Biotox, etc. Aucun de ces rapports n’a été tenu confidentiel, tous ont été apportés à la connaissance du Comité Scientifique de Suivi qui recommande des études depuis 1995 pour mieux comprendre et suivre l’évolution des populations sous-marines au contact des résidus et évaluer les risques sanitaires liés à la consommation de poissons.

Le Comité Scientifique de Suivi a été mis en place par arrêté préfectoral du 30 octobre 1995 ; il est aujourd’hui composé de 7 membres, il a été renouvelé 4 fois depuis sa création, et ce sont au total 16 scientifiques indépendants qui ont défini les programmes d’études et suivi la réalisation des travaux, tous nommés par la préfecture, spécialisés en écotoxicologie  , radioécologie, écologie marine, halieutique  , gestion et valorisation des déchets. En tant qu’industriel nous ne participons pas au choix des scientifiques, et n’avons pas la compétence pour juger les résultats de leurs travaux. Nous constatons toutefois que les spécialités des membres du CSS sont diverses et que les participants sont renouvelés. Nous considérons, comme la préfecture qui le désigne, que ce comité est un véritable organe de surveillance et d’étude essentiel au suivi des impacts de notre activité.

Pour finir, l’usine, qui fabrique des alumines de spécialités (et non pas de l’alumine destinée à la fabrication de l’aluminium) avec une position de leader notamment sur le marché des carrelages, des céramiques techniques et du verre LCD, est en train d’investir plus de 25 M€ pour préparer l’arrêt des rejets de résidus de bauxite en mer à partir du 1er janvier 2016. Cette étape fera de l’usine d’alumine de Gardanne l’une des seules à travers le monde à déshydrater 100% de ses résidus. Une partie des sommes investies vise à développer des filières de valorisation pérennes pour la bauxaline, nom donné au résidu déshydraté. La bauxaline est aujourd’hui utilisée de manière récurrente pour des marchés tels que le remblai routier ou la couverture de décharges (pour ses caractéristiques d’étanchéité proches de celles de l’argile). Nous préparons aujourd’hui l’avenir et investissons de gros moyens en recherche et développement pour utiliser la bauxaline en dépollution (aptitudes du matériau à capter les métaux lourds) ou comme matière première à des procédés novateurs. Là encore, les impacts sanitaires de ces applications restent une préoccupation centrale dans cette démarche. En outre, la réglementation française définit un cadre très précis pour ces différents marchés de valorisation, et il est bien entendu de notre responsabilité de nous y conformer.

Jean-Claude Dauvin, le président du Comité Scientifique de Suivi (CSS), ainsi que tous les membres du CSS, sont en mesure d’apporter les précisions scientifiques souhaitées sur l’impact réel de notre rejet.
Extraits du communiqué du 27 juillet 2012
« Un ensemble de quatre tests écotoxicologiques a été réalisé sur du sédiment pris sur place entre 265 et 1065 m de profondeur au cours des campagnes échelonnées de 1997 à 2007. Il est en effet recommandé d’utiliser une batterie de tests afin de croiser les diagnostics de qualité de l’environnement ; de plus, des travaux antérieurs ont montré que les sensibilités des deux types de larves d’huîtres ou de moules étaient identiques au niveau des tests reprotoxicité. Enfin, les écotoxicologues s’accordent pour privilégier l’utilisation d’organismes marins et faire des tests sur des effluents ou sédiments pris en mer pour tester leur toxicité éventuelle.

Trois points de prélèvement sont comparables entre 1997 et 2007. Un seul point est comparable entre 2002 et 2007. Les résultats collectés sur ces échantillons ne montrent pas d’évolution temporelle significative de l‘écotoxicité. Au contraire, les premiers résultats sur le développement larvaire montraient une faible toxicité (niveau 2) pour deux stations en 1997. En 2002 et 2007, les notes attribuées à ces stations sont inférieures : risques négligeables à faibles.

En conclusion, malgré des hypothèses très conservatoires, il n’a pas été identifié de risques sanitaires liés à la consommation de poissons exposés aux résidus de bauxite de l’usine de Gardanne. L’évaluation réalisée n’indique pas non plus de risque cumulé pour les éléments chimiques quantifiés.
Tout comme pour les campagnes précédentes, il n’a pas été possible lors de la dernière campagne de 2007 de mettre en évidence une incidence directe des résidus inertes sur les peuplements, pouvant traduire un effet toxique particulier. Ces résultats sont en accord avec les tests écotoxicologues réalisés. La composition et la structuration des peuplements sont directement sous l’influence de la bathymétrie, des apports trophiques et des conditions de sédimentation, l’ensemble de ces facteurs édaphiques et climatiques jouant en synergie. »

Informations JC Dauvin_Président CSS 25 juillet 2012 [Pdf]



28 février 2012

Présent au 6e Forum Mondial de l’Eau

JPEG - 20.1 ko

Parc Chanot, Marseille – Hall 2 – stand Partenaires 2.062

Alteo Gardanne développe avec Virotec Europe des solutions innovantes de dépollution à partir de dérivés de résidus de bauxite (coproduit de la production d’alumine à partir de bauxite).

Le principe est de renforcer les qualités initiales des résidus, chimiquement et physiquement, pour obtenir des poudres ayant une très grande capacité de capture des polluants métalliques et des phosphates. Trois applications seront présentées : le traitement d’effluents acides contaminés par des métaux, la déphosphatation de l’eau, la dépollution des sols.

Pour prendre rendez-vous : Laurent.POIZAT@riotinto.com

JPEG - 35.2 ko

Dépollution eau et sols à partir de dérivés de résidus de bauxite

Le 6ème Forum Mondial de l’Eau en chiffres

  • 140 délégations ministérielles et plus de 80 ministres attendus -
  • 600 organisations dont un bon nombre d’ONG et associations,
  • 160 groupes de travail
  • Près d’une trentaine de pavillons pays et plus de 90 stands exposant incluant ONG, institutions, entreprises, collectivités, etc
  • Une vingtaine de réunions politiques, une conférence ministérielle, une conférence parlementaire et la Conférence Internationale des Autorités Locales et Régionales pour l’Eau (14-15 mars)
  • Plus de 300 sessions dédiées aux solutions pour relever les défis de l’eau dans le monde et une centaine de conférences parallèles.
 


22 août 2007

4e campagne de suivi du milieu marin (septembre 2007)

Comment se déroulera cette campagne ?

Les stations de prélèvement

15 stations sont sélectionnées pour suivre l’écoulement dans le canyon de Cassidaigne des résidus inertes et de tenter de déterminer leur extension maximale au sud et à l’ouest du canyon(trois nouvelles stations).12 de ces stations étaient des zones de prélèvement lors des précédentes campagnes.

Le matériel utilisé

Une benne USNEL de l’IFREMER, effectuera les prélèvements sur les stations sélectionnées. Poids 850 kg. Treuil grand fond muni d’un câble de près de 3 000 m.
Profondeurs auxquelles les sédiments seront prélevés : de 230 à 2 500 m

Critères pour un prélèvement satisfaisant : la hauteur de sédiment doit être supérieure à 40 cm et sa surface ne montre pas de lessivage.

L’équipe chargée de cette campagne

Une équipe scientifique de 4 à 6 personnes est chargée des prélèvements dans la benne, du conditionnement, de l’identification et du transport des échantillons.
Ces échantillons seront ensuite confiés à des laboratoires spécialisés. Résultats attendus dans les 6 mois suivant la campagne.
Le personnel de bord de 3 à 5 personnes, notamment responsables avec un technicien de la manipulation de la benne
Rio Tinto Alcan Gardanne, 1 personne qui supervise et coordonne les opérations

Le cadrage technique

Affrètement : devis estimatif de 90 000 €.
Durée estimative de la campagne : entre 7 et 8 jours.

ainsi que de tester une éventuelle toxicité des sédiments

 


 Zoom

  • 5e campagne de suivi du milieu marin (3-8 septembre 2012)
  • 4e campagne de suivi du milieu marin (septembre 2007)




Qui sommes-nous ?| Contact | Plan du site |
Mentions légales