Intro : De la bauxite pour fabriquer l’alumine

Des résidus de bauxite en bout de chaîne


La bauxite est composée d’environ 50% d’alumine. Une fois cette alumine extraite grâce au procédé Bayer, les résidus minéraux sont lavés à grande eau (...)

Quelle gestion pour les résidus de bauxite ?


De 1987 à 1992, le tonnage de résidus de bauxite diminue du fait du passage progressif des bauxites françaises (à environ 45% d’alumine) aux bauxites (...)


Des résidus de bauxite en bout de chaîne

La bauxite est composée d’environ 50% d’alumine. Une fois cette alumine extraite grâce au procédé Bayer, les résidus minéraux sont lavés à grande eau pour les débarrasser de 97,8% de la soude employée pour extraire l’alumine dont ils étaient imprégnés. 

Après lavage les résidus de bauxite sont traités à terre dans 3 filtres-presses. Les eaux excédentaires sont envoyées dans une station de traitement avant d’être rejetées en mer.

Toutes les usines de fabrication d’alumine dans le monde avec le procédé Bayer génèrent ces résidus.


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Quelle gestion pour les résidus de bauxite ?

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De 1987 à 1992, le tonnage de résidus de bauxite diminue du fait du passage progressif des bauxites françaises (à environ 45% d’alumine) aux bauxites tropicales, plus riches en alumine (60-65% d’alumine).

En 1993 et 1994, des problèmes techniques limitent la capacité de production de l’usine conduisant à des rejets très faibles.

En 1996, l’entreprise s’engage à réduire les rejets en mer pour respecter la Convention de Barcelone. Un arrêté préfectoral détermine le calendrier de la réduction des rejets.

A partir de 1998, le procédé « attaque en 2 temps » de la bauxite permet de gagner en rendement d’attaque de la bauxite donc de réduire le tonnage de résidus. C’est un investissement de 11.7 millions d’euros qui démarre en 1998. Les installations sont complexes et modifient grandement le mode d’exploitation. Sa mise en place conduit même à réduire la production de l’usine d’où un tonnage de résidus de bauxite rejetés en mer inférieur à 200 000 tonnes, cette année-là.


A compter de 2003, des tonnages importants de résidus sont séchés par lagunage   pour être ultérieurement valorisés, ce qui se traduit par une baisse de nos rejets en mer.

2007 marque un tournant dans la gestion des résidus de bauxite. Un procédé industriel de déshydratation est mis en service : le filtre presse. 350 tonnes/jour de résidus de bauxite sont ainsi traités à terre pour être valorisés sous le nom de Bauxaline®. L’entreprise réduit sensiblement les rejets en mer : le cap des 250 000 tonnes annuelles de l’autorisation préfectorale est tenu.

En 2010, la capacité du filtre-presse est portée à 450 tonnes/jour. En 2011, 125 000 tonnes de résidus de bauxite sont déshydratés dont 78 000 tonnes sont valorisées. Cette nouvelle technologie permet à Alteo Gardanne de respecter ses engagements : les rejets de résidus de bauxite en mer sont réduits à 180 000 tonnes. 

En 2014 et 2015, un deuxième filtre-presse est mis en service en juin 2014. Le troisième, construit en complément des deux précédents a été mis en service au 2e semestre 2015.

Le 31 décembre 2015, les rejets de résidus de bauxite en mer ont cessé définitivement. Ceux-ci sont entièrement traités à terre. 

Techniques de traitement des résidus de bauxite - 2014

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Les eaux excédentaires liées au procédé

Le procédé d’extraction de l’alumine imaginé par Mr. Bayer implique un rejet d’eau excédentaire. C’est le cas pour toutes les usines d’alumine au monde qui utilisent cette technique.

Cette eau est constituée d’eaux de procédé de fabrication (susceptibles de contenir des traces de soude) et d’eaux utilitaires de l’usine. Elles comprennent également les eaux de pluie entièrement recyclées.

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Composition des eaux excédentaires

Depuis 1966, l’usine de Gardanne rejette ces eaux, soit environ 250m3/h, en accompagnement des résidus de bauxite. Avant d’être rejetées en mer, ces eaux sont utilisées plusieurs fois dans les procédés industriels. 


La qualité des eaux est améliorée de 99,95% avant rejet en mer

Une station de traitement assure une filtration intense des eaux excédentaires. La qualité de l’eau traitée, extrêmement élevée, répond aux exigences du milieu marin protégé du Parc National des Calanques.

Ce rejet fera l’objet d’un programme de contrôle des impacts sur le milieu.


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